© Benoît Cappronnier
Aujourd'hui, comme il faisait vraiment très beau, hors de question d'aller m'enfermer dans une salle de cinéma ou dans les salles aux fenêtres occultées d'une expo.
Envie d'aller au Parc floral de Paris, depuis le temps que je passe devant sans même y faire attention !
Converses, lunettes de soleil...c'est parti !
Un bon quart d'heure de marche dans le bois de Vincennes, j'enlève ma veste, je passe devant le château, j'enlève mon pull, passe derrière les grosses lettres de l'entrée du parc (vous savez, celles devant lesquelles les gens se donnent rdv, "on se retrouve à la demie devant le P de Parc ? "... ), je franchis les grilles en me demandant à quoi servent les guichets puisque l'entrée semble gratuite. Ca y est j'y suis, prête pour une leçon de botanique !
Direction le plan. Rapide coup d'oeil, il faut partir par la gauche, c'est là qu'il y a tous les petits pavillons. Je remets ma veste. Je suis étonnée de voir comme tout est bichonné, tondu, bien tenu... Par endroit les parterres d'herbe sont recouverts de narcisses, c'est magnifique. Il y en aura encore plein d'autres tout au long de ma balade. Première halte dans un pavillon qui abrite des plantes tropicales, juste en face du théâtre de guignol. Il fait chaud et humide, je rêve de l'île Maurice (et j'enlève ma veste). J'arrive ensuite dans une pinède ombragée (je remets ma veste), très agréable, parsemée de camélias en fleur. C'est rigolo de se perdre dans les allées (sans avoir peur de croiser des messieurs tout nus comme dans le bois), tous les arbres, tous les arbustes, toutes les plantes sont étiquetées, je joue toute seule aux devinettes... Petite pause sur un banc au soleil (j'enlève ma veste).
Puis c'est reparti pour un tour enchanteur dans une plantation de tulipes. Dommage, il est encore un peu tôt dans la saison, elles ne sont pas encore tout à fait écloses pour la plupart. Mais celles qui le sont sont incroyables, jaunes, blanches, roses, violettes, parfois tout ça à la fois, et avec des formes toujours différentes... Promis je reviens dans quelques semaines pour les voir épanouies !
Je continue à vagabonder, je passe devant une aire de jeux pour enfants gigantesque, avec des toboggans géants, des tiroliennes... Vais-je me faire huer par les enfants si je tente ?
Dans la troupe ya pas d'jambes de bois... Je commence à avoir mal aux pieds. Nouvelle série de constructions. C'est marrant, c'est le hall d'exposition, et il y a un salon de fabricants de chaussures ! Moi, moi, moi pour des chaussons s'youplé !!
Encore quelques pavillons qui me font enlever et remettre ma veste : plantes médicinales (j'ai repéré à quoi ressemble la ciguë qui a tué Socrate), bonzaïs, amaryllis, bégonias, orchidées, cactus et bien d'autres.
Je continue, et arrive face à l'amphithéâtre où une petite fille s'éclate à jouer à la starac', pas gênée du tout devant le parterre de retraités qui bavardent sur les bancs tout proches.
Arrive enfin le bouquet final : je me retrouve devant un grand lac noyé dans une mer de primevères et de pensées de toutes les couleurs, du jaune au noir(!) en passant par le rouge et le violet. C'est hallucinant, il y a des fleurs à perte de vue. Je me dis qu'un peintre se régalerait avec ça, quel que soit son style !
Je vous passe la suite de la promenade qui n'a plus grand intérêt, je suis juste rentrée épuisée par deux heures de marche, mais des fleurs, des couleurs et des odeurs pleins les yeux, émerveillée comme la plupart des enfants parisiens traînés ici dès leur plus jeune âge.
C'est drôle, je me rends compte que c'est le plus long article que j'aie écrit sur ce blog. Comme quoi la nature est vraiment une source d'inspiration inépuisable...